SPECTACLES LITTERAIRES

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jeudi, mai 10 2012

LA SAUVAGE de Jean Anouilh

 Cla_sauvage_final_rougesslogoweb.jpgREATION AU THEATRE DE MON DESERT DU 04 AU 08 AVRIL 2012

Lecture-présentation au Théâtre La Pépinière (75002)

le LUNDI 16 AVRIL 2012

à 14H30

Pièce en trois actes – Durée : 1h50

« La Sauvage raconte l’histoire d’un amour impossible. Celui de Thérèse et de Florent. »
Thérèse Tarde est une jeune violoniste au coeur pur, qui travaille au sein d’ un orchestre de bar miteux, tenu par ses parents, des êtres cupides et veules. Elle tombe amoureuse d’un pianiste de grande renommée, Florent France, jeune homme accompli et de bonne famille, dont elle a le bonheur d’être aimée en retour et qui souhaite l’épouser. Mais elle se trouve rapidement honteuse de ses parents, qui, face à l’alliance future des deux amants, se trouvent avides d’exploiter cette « affaire inespérée ».
Elle se met à culpabiliser du milieu dans lequel elle a grandi, qu’ elle souhaite désormais quitter pour toujours,
sans savoir s’il lui et réellement possible de s’en détacher complètement. Emplie de doutes et de contradictions, elle accepte néanmoins la demande en mariage de Florent et essaie de tourner le dos à son passé, mais « les personnages de son passé vont venir un à un pour la reprendre »…
Thérèse se retrouve d’autant plus fragilisée par l’attitude de Florent, qui ne comprend pas ce qu’elle traverse
et qui demeure spectateur face à ses profondes turpitudes, ce qui lui fera ressentir d’autant plus lourdement sa solitude.
C’est l’histoire d’une jeune fille qui voudrait être heureuse mais qui ne peut se résoudre à vivre dans le mensonge. C’est l’histoire d’une âme qui part vers a connaissance de « soi», au risque de perdre famille et amant.

Distribution (par ordre d’entrée en scène) : Clémence Fougea, Marjolaine Humbert, Valentin Papoudof, Hugues Popot, Evelyne Walter, Charles Menneron, Sélim Lakdari, Lior Nadjar, Noémie Caillaud

Mise en scène : Christophe TRUCHI

Assitante mise en scène : Lior NADJAR

Pour en savoir plus, vous pouvez également vous rendre sur le blog de la Compagnie du Cadran - http://compagnieducadran.unblog.fr 

mercredi, mai 9 2012

"La Sauvage" de Jean Anouilh - Un travail collectif (Compagnie du Cadran)

NOTE D'INTENTION

vlcsnap-34844-3.jpgDifficulté de monter une pièce métaphysique. « La Sauvage », c’est l’histoire d’une jeune fille qui apprend à savoir ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut pas. Cet étrange moment qui rappelle l’adolescence où l’on aime avoir mal « parce que la souffrance est le seul moyen de se sentir vivant »

Le Bonheur. Thème philosophique large. Qu’est-ce que le bonheur ? Thérèse n’accepte pas que tout soit blanc ou noir. Elle est entourée de personnes convaincues que le monde est bien « tout blanc ou tout noir » Pourquoi ne pas accepter le bonheur quand on nous l’offre simplement ? Est-ce vraiment une chance ?

Difficulté de monter du Jean Anouilh – trop « à droite », réactionnaire, vieux, moraliste, dépassé…  Qu’est-ce qu’on peut trouver pour le défendre ? Son œuvre : humaine, trop humaine, vraie, sans concession, anarchiste, libre. vlcsnap-28166-3.jpg

« La Sauvage » est une pièce sans action. Sans quiproquos, sans obstacles, sans enjeux. Tout est à trouver, à chercher. Le comédien, par son propre parcours personnel, par sa sensibilité (son intelligence) doit trouver en lui ce qui anime le personnage. Ce travail-là a beaucoup influencé nos répétitions. Tout est écrit et pourtant tout est a réinventer. Insuffler de la vie à des personnages de papier tout en respectant l’écriture, l’oralité, la pensée de l’auteur - tel a été notre cahier des charges.

L’écriture d’Anouilh est incisive, orale ; elle est « action, elle-même »

Je veux avoir des personnages vrais devant moi ; mon voisin, ma voisine, le quidam, etc…  des «personnages qu’on n’a pas envie d’inviter chez soi » pour reprendre l’expression de Jouvet.

DSC_0207.JPG« La Sauvage », Thérèse est un personnage poétique et réel. C’est une puissance de vie. C’est le personnage le plus proche de l’écriture de Giraudoux (auteur qu’il admirait beaucoup) ; elle est l’anti-Antigone, qui est une force de mort.

Le théâtre est un art collectif – Au théâtre rien ne se fait seul. Heureusement. Il faut un auteur, des comédiens, un directeur (observateur et régisseur de l’ensemble) ; mais il faut également une équipe technique ; des décorateurs, une costumière, des techniciens sons et lumières, etc… Comme Anouilh, j’ai aimé travailler qu’avec des amis. Peu de métiers le permettent et pour moi, c’est une joie. Etre  amoureux des gens, amoureux des autres, amoureux de soi, amoureux de la vie, c’est se donner le pouvoir d’être créatif : notre travail est de partager cet amour à travers des auteurs.

Marjolaine Humbert et Christophe Truchi

vlcsnap-51603-3.jpgphotos : @dédéanyoh

vendredi, avril 20 2012

Les Boulingrin et autres pièces de Georges Courteline


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vendredi, mars 2 2012

MARJOLAINE HUMBERT

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Diplômée du conservatoire d’art dramatique de Nîmes, elle s’installe à Paris en 2004. En 2005 elle participe à une tournée nationale avec ” Théâtre et Comédie ” dans « Jamais deux sans toi » avec Patrice Laffont et Maurice Risch, tout en passant sa licence d’étude théâtrale à Paris III, qu’elle obtient avec succès. En 2006, elle commence une nouvelle tournée avec « Le système Ribadier » de Georges Feydeau, toujours avec « Théâtre et Comédie » avec George Beller et Maurice Risch. Parallèlement à cette tournée elle rentre au cours de Jean-Laurent Cochet afin d’y achever sa formation, elle y reste 3 ans

En Janvier 2008 elle crée « La compagnie du Cadran » en mettant en scène deux pièces d’Eugène Labiche « Les Circonstances atténuantes » et « Le Clou aux Maris » jouées en tourné dans toute la France avant de finir avec succès au théâtre du Marais en Février 2010. Après ce passage dans l’univers de Labiche, Marjolaine décide d'aborder cette fois Georges  Courteline, et met en scène (et joue également)  quatre pièces en un acte  pour un spectacle intitulé « Les Boulingrins et autres pièces » (cf. article de presse sur blog), spectacle crée à Nîmes, pour 2 représentations et qui est actuellement reprise à La Comédia depuis janvier 2011.

Parallèlement à la compagnie, Marjolaine travaille sur un « seul en scène » en incarnant la jeune Aurore Dupin, future George Sand (cf. articles de presse sur blog) – C'est un spectacle crée autour d'un montage de correspondance de jeunesse de George Sand.
Elle forme au côté de Christophe Truchi et de Valentin Papoudof, un trio de trois joyeux acolytes dans un spectacle intitulé “Dialogues de sourds”, où s’enchainent les parodies, émission télé, scène de la vie quotidienne…

Elle assiste en ce moment Maurice Risch dans sa mise en scène de « Ça reste en famille » de Bernard Granger qui sera crée à  Sarcelles le 06 Janvier 2012 avec George Beller etNadine Capri. Parallèlement à ce travail, elle est actuellement en répétition pour « La Sauvage »
de Jean Anouilh où elle joue Thérèse (La Sauvage) qu’elle créera du 03 au 08 Avril 2012 au théâtre de MonDésert de Nancy (54) dans une mise en scène de Christophe Truchi.


Pour en savoir plus : http://compagnieducadran.unblog.fr


mercredi, février 29 2012

CHRISTOPHE TRUCHI

IMG_5188-copie-1.jpgÀ 17 ans, il découvre le théâtre et le répertoire classique dans la classe de Lucien Rosso (lui même ancien élève de Julien Bertaud, sociétaire à la Comédie Française) au conservatoire de Menton (06), sa ville d’origine, où il reste quatre ans. En 2006 il arrive à Paris et intègre le cours de Jean-Laurent Cochet qu’il fréquente assidument pendant 3 années. C’est dans ces premières années parisienne qu’il rencontre les grands auteurs qui vont nourrir et influencer la suite de son parcours professionnel et personnel: Proust, Nietzsche et Oscar Wilde.  

Alors qu’il est encore au cours Cochet, il crée avec d’autres comédiens issus du cours Cochet la Compagnie du Cadran avec laquelle il commence par monter Labiche sous la direction de Marjolaine Humbert et qu’ils partent jouer dans plusieurs villes de France. De retour à Paris, Christophe se lance dans l’adaptation du livre qu’il lit compulsivement depuis son arrivé à Paris : le « De Profundis » d’Oscar Wilde.

Il commence par en présenter quelques extraits, lors des masters class de Jean-Laurent Cochet au théâtre La Pépinière à Paris. Devant le succès que ses quelques minutes de texte ont remportés. Christophe décide de trouver une salle où il pourra présenter le texte en entier. La création aura lieu six mois plus tard au café littéraire le Chat Noir (Paris XI). Suivra ensuite le théâtre du Marais, l’Espace Comedia et le festival off 2010 d’Avignon où le spectacle se jouera à guichet fermé pendant 3 semaines.

Parallèlement à ce travail - en 2009, il écrit et mets en scène « Dialogues de sourds » qu’il joue, avec ses camarades Marjolaine Humbert et Valentin Papoudof, et avec lequel ils ont déjà fais 120 dates en deux ans. Il est également comédien dans une nouvelles création de la Compagnie du Cadran « Les Boulingrin et autres pièces » de George Courteline joué actuellement à l’Auguste théâtre. Il travaille en ce moment sur la mise en scène de « La Sauvage » de Jean Anouilh, qui sera créé du 04 au 08 Avril 2012 au théâtre MonDésert de Nancy (54)


Réservation pour "La Sauvage" de Jean Anouilh - http://www.billetreduc.com/65712/evt.htm 

 

samedi, janvier 21 2012

Quelqies mots du projet courteline - les boulingrin et autres pièces - Actuellement à L'Auguste Théâtre

« Vous puisez à la source inépuisable de la perversité, ou plutôt de la bêtise humaine, car ce qui fait le mal en ce monde, ce n’est pas la méchanceté, c’est la bêtise »”

“Tout le génie de Courteline est de faire rire le public avec des personnages pittoresques, des cocotes sur le retour, ou bien des marâtres revêches, il y a encore des maris pleutres ou des dandys fêlés qui se retrouvent pêle-mêle dans une œuvre magistrale. Le résultat est là. Le public est hilare, car il retrouve dans ces personnages d’une mauvaise foi absolue, leur voisin, leur beau-frère, leur collège de travail « Le Bon Dieu nous a fait pour nos défaut la poche de derrière. Et pour les défauts d’autrui la poche de devant » nous disait Lafontaine.

Le rire de Courteline est donc malicieux sans méchanceté, railleur sans amertume et qui aide à vivre, comme une chanson aide à marcher. Il est dans la droite lignée d’une tradition de bon sens, de gaieté franche et courageuse.

A propos des Boulingrin, il a été dit dans la presse de l’époque : « On demandait des « tranches de vie », en voilà une saignante, pantelante et amusante.

Le ton est gouailleur, le style a du caractère et les personnages du tempérament, de quoi faire secouer les gens d’un rire formidable. Il a été dit également à propos de son œuvre : « Vous puisez à la source inépuisable de la perversité, ou plutôt de la bêtise humaine, car ce qui fait le mal en ce monde, ce n’est pas la méchanceté, c’est la bêtise »”

Marjolaine Humbert

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(Photos prises par Dédé Anyoh)

Courteline savait décrire avec bonne humeur des vérités éternelles.

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(Photos prises par Paul Pinceloup)

« Toute vérité qui n’est pas éternelle n’est pas une vérité du tout. »

Avec Clémence Fougea, Marjolaine Humbert, Valentin Papoudof, Christophe Truchi

Mise en scène Marjolaine Humbert

Réservation : 01.48.78.06.68 ou http://www.billetreduc.com/58309/evt.htm

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lundi, octobre 10 2011

article sur Les Boulingrin et autres pièces (paru dans Reg'arts)

166849_483788401905_508656905_6319607_1145329_n.jpgVent de folie

"Les quatre interprètes de ces courtes pièces de Courteline (« La voiture versée» « La paix chez soi » « La peur des coups » et « Les boulingrins») font souffler un vent de folie sur les banquettes rouges du théâtre de La Comédia .

Ils revisitent avec une énergie époustouflante  ces classiques du vaudeville.

Comme chez Feydeau, on retrouve une peinture satirique et  sans pitié de cette société de la fin du XIXème siècle où les femmes privées officiellement de toute autonomie  font quand même la pluie et le beau temps grâce à leur rouerie.

Clémence Fougea, Marjolaine Humbert, (qui assure également la mise en scène),  Christophe Truchi, Valentin Papoudof,  tous issus des Cours de Jean-Laurent Cochet, donnent ici la pleine mesure de leur talent, se lâchant sans s’économiser lors des scènes de ménage.

Clémence Fougéa assure les enchaînements entre les scènes en chantant joliment des chansons du début  du siècle dernier pendant les transformations du décor (essentiellement des déplacements de table et canapés).

Marion Fortini réalise un travail intéressant sur les costumes, qui pourraient pour certains s’appliquer aussi bien à la fin du XIXème qu’à notre époque (Ah ! le manteau et la toque en fourrure du mari de « La peur des coups » ! )

Voilà de quoi passer un agréable moment  pour bien commencer l’année 2011."

 

Nicole Bourbon de reg'arts

Pour en savoir plus vous pouvez aussi visiter le blog de la Compagnie : http://compagnieducadran.unblog.fr 

mercredi, août 31 2011

"D'AURORE DUPIN A GEORGE SAND"

REPRISE POUR 4 REPRESENTATIONS EXCEPTIONELLES

Espace La Comedia - Salle des Pavés

6 impasse Lamier - 75011 Paris (angle 8 rue Mont Louis)

M° Philippe Auguste (ligne 2)

Le samedi à 21h15

Du 27 novembre au 18 décembre

- Tarif plein : 15€ - Tarif réduit : 12€ -

Réservation : 01 43 67 20 47 - resa@la-comedia.com ou http://www.billetreduc.com/45164/evt.htm

D'après les correspondances  de jeunesse de George Sand. La genèse d'un des plus grands "monument " de la littérature française

Le spectacle est conçu autour d'une trentaine de lettres choisies sur plus de 900 écrites depuis l'âge de 16 ans jusqu'à l'âge de 27 ans.

George Sand est une rencontre. Une rencontre et une surprise. Une rencontre qui va bien au-delà de la curiosité de femme à femme. Une surprise parce que ses lettres sont tellement spontanées, vivantes et étrangement actuelles qu’il m’a paru évident de les partager avec un public, qui aujourd’hui n’a souvent qu’une idée vague de ce que fût George Sand en son temps.

 

En effet, depuis des générations, la mémoire de George Sand était embaumée dans l’expression soporativede « la bonne dame de Nohant », elle qui était si irrespectueuse des convenances. 

 

Celle qui n’est encore qu’Aurore Dupin, dès ses premières correspondances, bouillonne, tempête, invective. Tour à tour « sincère et menteuse, vaillante et lasse », ses lettres forment une photographie passionnante de sa vie, elle apparaît comme « l’amante sans pudeur et l’amie maternelle, une camarade que n’effarouche pas la verdeur des mots et surtout comme une artiste et une femme sensible face au changement profond de la société du XIXème siècle ». Résolument moderne dans ses choix : elle souhaitait être aussi épanouie en tant que  femme et mère, qu’en  tant qu’artiste et porte-parole d’une génération romantique en quête de tout.

 

 

Elle parle à tous les cœurs avec humour et profondeur. Son franc-parler et sa nature généreuse l’auront fait souvent apparaître à ses contemporains comme une figure cavalière. « Ceux qui ne peuvent se faire à moi n’ont qu’à me laisser. Leur abandon ne peut ni me surprendre, ni m’offenser » dit-elle souvent pour se défendre de ses accusateurs.

Auteur : George Sand
Artistes : Marjolaine Humbert, Christophe Truchi

mardi, janvier 25 2011

DE PROFUNDIS d'Oscar Wilde

Reprise à Paris au Théâtre La Comédia du 14 Janvier au 25 Février 2011
Tous les Vendredis à 19h00

Réservation au 01 48 78 06 68 et tous points de ventes habituels

Cette longue lettre qu'Oscar Wilde écrivit depuis sa cellule de prison où il était incarcéré depuis deux ans pour ” crimes contre les bonnes moeurs ” est l'oeuvre la plus aboutie de sa carrière d'écrivain.
De Profundis est d'abord une confession, sans pudeur de ce que fût son passé, il nous livre sans détour les faits qui l'ont amenés, lui le dandy, dans cette prison sordide.
Il ne savait pas encore ” que chaque petits détails de la vie quotidienne, fait ou défait le caractère ” et qu'il lui faudrait ” crier sur les toits ce que l'on a fait dans le secret”. Cette confession s'adresse à Lord Alfred Douglas, son partenaire depuis trois ans, qu'il accuse d'être le responsable de son incarcération.
Il revient aussi sur sa carrière d'écrivain, la religion, et enfin, les thèmes sur lesquelles il désire s'exprimer dès sa sortie de prison…
Pour conclure, nous pouvons dire que Wilde, avec De profundis a atteint l'essence de son âme et de son art. La souffrance a tué chez lui son vice suprême, la superficialité.

CRITIQUES :
-A découvrir! -
Nous avons passé un bon moment : la qualité était au rendez-vous, tant dans l'interprétation que le texte. La salle, intimiste, ajoute une atmosphère en parfaite adéquation avec le spectacle.
# écrit le 01 Novembre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
-Oscar wilde -
Magnifique pièce, texte superbe. L'acteur est seul durant plus d'une heure à nous faire partager qui était profondément Oscar Wilde dans sa recherche de vérité. La pièce est jouée dans une cave tout à fait appropriée au thème puisque Oscar Wilde st dans une prison. A voir absolument pour les chercheurs de sens…
# écrit le 01 Novembre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
-D'Oscar à Wilde -
Le comédien incarne Wilde tel que j'aime l'imaginer; Plus profond moin séducteur, moin bouffon, moin léger, plus intime moin mondain. On n'y voit une personne et non une personnalité, l'homme et non un symbole, une confession et non la satire. Fragile et fort à la foi, Oscar se confie, nous parle. Nous sommes lui, l'ami, l'aimé, mais rarement simple spectacteur. Merci pour cette vision.
# écrit le 19 Novembre
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La suite sur http://www.billetreduc.com/45166/evt.htm

Affiche du spectacle : Rémi Chapotot et Rémi Certhoux

lundi, novembre 1 2010

D'Aurore Dupin à George Sand - publié dans Théâtrorama par Pierre Julien Bouniol

Publié par Pierre-Julien Bouniol dans Théâtrorama

Les désirs d'ailleurs d'Aurore

Avant de prendre un nom d’homme, George Sand s’appelait Aurore Dupin et rien ne la destinait à une carrière littéraire, encore moins à devenir une figure incontournable de l’art du XIXè siècle.

Mariée à 17 ans avec le baron Dudevant, mère à 20 ans, Aurore Dupin aurait dû être de ces femmes à particule qui s’ennuient dans des châteaux de solitude. Mais en elle, vibrait quelque lueur différente, un désir de liberté, un besoin d’exister, très tôt elle sut qu’elle ne serait pas la bonne petite femme soumise à son riche mari. Son goût pour la littérature la dévorait, la façonnait, l’encourageait à écrire son destin sans attendre qu’on le lui dicte. C’est à travers ses correspondances que l’on retrouve ici Aurore Dupin, alors jeune mariée puis enceinte et mère. Tout de suite, on comprend qu’elle n’y tiendra pas, tant sont présents dans ses mots des désirs d’ailleurs, de vie intense.

Sand révélée à la lueur d’une chandelle
Marjolaine Humbert, jeune comédienne de 25 ans, s’est appuyée sur le travail de Georges Lubin (il a publié 25 tomes des correspondances de G. Sand) pour ciseler ce spectacle. Il se concentre sur quelques années qui ont amené Aurore Dupin à devenir George Sand. On écoute grandir en elle le nénuphar de la liberté malgré ses obligations maternelles et conjugales dont elle se détache progressivement. On sent sa personnalité prendre le dessus, son goût sincère pour la chose littéraire, tout cela grandit, grandit et finit par se révéler au monde avec le succès d’Indiana qui l’étonne elle-même.

Marjolaine Humbert incarne une George Sand fière et rebelle, dévorée par la vie et ses passions et pourtant si distante. On découvre un être tendre qui cherche plus que tout l’amour des autres pour se sentir exister, vibrer. Son univers est étroit, Marjolaine Humbert restitue dans sa mise en scène ce que fut le quotidien de l’auteur, passant des heures à écrire, enfermée dans son cabinet à la lueur d’une bougie. Elle écrivait la nuit quand le jour elle vivait, marchait, rencontrait le monde et ses folies. La langue est belle, elle révèle la finesse de l’écrivain que la comédienne porte avec simplicité et justesse. Une heure avec George Sand se déguste comme un cigarette au café, contre la société mais avec un délice assumé…

d'Aurore Dupin à George Sand - publié dans Avignews par Sophie Moulin

lien internet pour voir l'article : http://www.avignews.com/article.jspz?article=21237  

Une heure de spectacle qu'on ne voit pas passer tant le sujet est intéressant et maîtrisé.

LE PITCH

 
A travers différents extraits de la correspondance de ce personnage de la littérature française, on découvre comment Aurore Dupin est devenue George Sand.
 
L'AVIS DU FESTIVALIER

La comédienne Marjolaine Humbert campe une magnifique George Sand, vraie, attachante, rebelle, indépendante et ô combien moderne. Elle "est" véritablement George Sand. Grâce à elle et son talent d'interprétation, on découvre une femme qui a su vivre avec son temps, engagée politiquement, féministe avant l'heure, douée d'une belle intelligence et d'une grande sensibilité, loin du cliché qu'on lui a souvent donné de "bonne dame de Nohant".
A travers des extraits de sa fructueuse correspondance, on découvre la jeune fille, puis l'épouse, la mère, l'amante et bien sûr l'écrivain. Le spectateur en apprend un peu plus sur la vie privée de cette femme passionnante et passionnée qui ne s'est jamais défaite de sa liberté de penser, toujours en quête d'aimer et d'être aimée. Sa personnalité se révèle au fil de ses échanges épistolaires avec ses ami(e)s, le précepteur de ses enfants ou bien encore sa mère ou son époux, le baron Dudevant qu'elle quitte en 1831 pour s'installer à Paris et vivre de sa plume, entourée d'artistes.
Le temps d'un spectacle, la jeune comédienne redonne vie à cette formidable femme, à ce "génie hermaphrodite, écrira Alexandre Dumas dans ses "Mémoires", qui réunit la vigueur de l'homme à la grâce de la femme".
Un spectacle qui donne envie de courir dans la première librairie pour se procurer la correspondance complète de cette "enfant du siècle". A découvrir d'urgence !

dimanche, octobre 31 2010

Quelques critiques du spectacles

P.S – J’ai eu l’immense plaisir d’avoir eu la visite de quelques adhérents et membres du bureau des amis de George Sand lors d’une représentation au Théâtre du Marais.

Ils m’ont fait l’honneur de parler du spectacle dans un de leur compte rendus.

 

LES AMIS DE GEORGE SAND

Association déclarée (J.O. 16 - 17 Juin 1975)

Date le 30 décembre 2009

[…] Jean Vaugoude m’a fait parvenir, sous forme d’une confidence épistolaire à George Sand, un article

enthousiaste sur ce spectacle et j’en cite un tout petit extrait : « Nous nous sommes retrouvés après le

spectacle avec vous et votre partenaire dans un café proche, autour d’une boisson chaude. Ce n’était pas vous,

bien sûr mais Marjolaine Humbert qui venait d’interpréter votre rôle. A s’y méprendre… Avant de partir je me

suis approché de notre artiste pour l’embrasser et je lui ai glissé à l’oreille : « Je vous embrasse pour George

Sand » ; je tiens à dire que je partage tout à fait son enthousiasme et que je conseille à ceux qui pourront

voir ce spectacle de ne pas le rater. Peut-être même pourrons-nous un jour vous le présenter dans le

cadre de l’un de nos prochains rendez-vous.

: http//:www.amisdegeorgesand.info

 

Critiques des spectateurs émises sur le site internet billet réduc.

 

-Magnifique. -
Très bien! Voir sous nos yeux la jeune Aurore qui donne naissance à George Sand est sublime. Le spectateur grandit, aime, souffre, prend position, vieillit au rythme de ses lettres. Marjolaine Humbert est George Sand. A voir!
# écrit le 15/12/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

-Rencontre avec G.Sand -
Si vous avez envie de faire connaissance avec la jeunesse de George Sand, allez voir ce spectacle très bien construit avec la correspondance de G.Sand et ses principaux amis.J'ai beaucoup aimé. Evelyne
# écrit le 14/12/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

-Une très belle interprétation -
Une très belle interprétation qui fait revivre Georges Sand de son adolescence à Indiana à travers la correspondance. Bravo. A quand une suite ? J'ai malheureusement découvert trop tard la programmation Au chat noir pour voir les 2 autres pièces. J'espère que la programmation reprendra.
# écrit le 27/10/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

-Extraordinaire -
Des textes d'une modernité et d'une lucidité étonnantes (lettres de George Sand jeune), joués par une jeune actrice passionnée et passionnante. Le lieu est très inattendu et agréable. Nous étions 3, et avons toutes adoré le spectacle et beaucoup apprécié l'échange avec Marjolaine Humbert dans le café à la fin de la représentation.
# écrit le 19/10/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

-Une interprétation à la hauteur !!!!! -
Par une belle après midi d'Octobre me voilà bercée dans une petite salle parisienne un peu chaude, éclairée à la bougie, par la voix d'une femme disant les mots d'une autre femme et là le miracle se produit: George Sand est là devant moi attachante, révoltée,libre et ô combien moderne Merci Marjolaine Votre interprétation extraordinaire et Votre voix "Sandienne" ont donné vie pour une heure à une Aurore Dupin telle que je l'imaginais. A voir à tout prix !!!
# écrit le 06/10/09 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com

http://www.billetreduc.com/45164/evt.htm

mardi, août 10 2010

BIOGRAPHIE SUCCINTE DE GEORGE SAND

Amandine Aurore Lucile Dupin, naquit à Paris en 1804. Arrière petite fille du Maréchal de  Saxe et petite fille d’un oiselier parisien, Aurore est naît « à cheval » comme elle se plaît à le dire entre deux classes. A la mort de son père, elle est élevée par sa grand-mère paternelle, avant d'être envoyée dans un couvent parisien, où elle reste de 1818 à 1820. Elle a très tôt lu, sous les conseils de sa grand-mère les lumières ; Diderot, Voltaire, «Le génie du Christianisme » de Chateaubriand, puis Rousseau, chez qui elle puise toutes ses convictions politiques.  

 

Sa grand-mère a toujours souhaité qu’elle soit d’un excellent niveau dans toutes les disciplines. Durant la maladie de sa grand-mère en 1820, elle prend un certain goût à la liberté, « Il était décidé par le sort que dès l’âge de dix-sept ans il y aurait pour moi un temps d’arrêt dans les influences extérieures, et que je m’appartiendrais entièrement pendant près d’une année, pour devenir en bien ou en mal, ce que je devais être à peu près tout le reste de ma vie » dit-elle dans Histoire de Ma vie. En effet, prenant déjà toutes les habitudes qu’elle gardera une vie entière, elle se lèvera tard, organisant sa journée entre de longues promenades à cheval et de longues lectures, écrivant déjà tard le soir le récit de ses impressions de la journée ainsi qu’une correspondance déjà soutenue.

 

            A la mort de sa grand-mère, elle est confiée à sa mère, chez qui elle va vivre quelques mois à Paris. A 19 ans, mariée et mère d’un enfant, Aurore sait instinctivement qu’elle n’a plus d’avenir. Il va donc s’ensuivre sept années de développement personnel, de remise en cause, de rencontres et de choix

 

 C’est en Juillet 1830, que tout se passe, Aurore rencontre Jules Sandeau, jeune journaliste et écrivain, plus jeune qu’elle, qui deviendra son amant et qui la pousse à le rejoindre à Paris. C’est à ce moment-là que l’avenir d’Aurore comment à s’éclaircir. En effet, mariée et mère de deux enfants, elle s'installe seule à Paris où elle entame une vie mouvementée.

Elle fit ses débuts dans le journalisme, au Figaro puis ne tarde pas à publier ses premiers romans : Indiana, Valentine, Lélia, Le secrétaire intime, Jacques, les lettres d’un voyageur voient le jour, suscitant l’enthousiasme des uns, la réprobation des autres. Ne voulant rien perdre de tout ce qui pouvait se créer en matière culturelle à Paris, curieuse et volontaire, elle s’habillera en jeune étudiant, costume utile qui lui permet notamment  de circuler plus librement dans Paris (fumant des cigarettes, et non la pipe), et lui facilite l’accès aux lieux (bibliothèques, musées, fosse de théâtre) où une femme de son rang peut se voir refuser l’accès. En conséquence, Sand perd une bonne partie de ses privilèges de baronne.

A partir de 1832, George Sand vit une période extrêmement productive et prodigieusement agité. Les aventures amoureuses se succèdent au même rythme que sa production, production prolixe comme tous les grands auteurs de sa génération, production énorme, certes, mais seul gage de son indépendance et de son autonomie…

 

Son caractère impétueux et sans concession, son besoin d’indépendance et d’autonomie explique les raison de ces liaisons orageuses. Ce qui lui fera dire plus tard : « Je suis l’enfant de mon siècle ; j’ai subi ses maux, j’ai partagé ses erreurs, j’ai bu à toutes ses sources de vie et de mort »

 

En 1838, elle fait la connaissance de Frédéric Chopin avec qui elle vivra près de 10 ans (de 1838 à 1847) George Sand se lie dans les années 1840 à des démocrates comme Arago, Barbès et se réjouit  en 1848 de la chute du roi Louis-Philippe et de la fin de la Monarchie de Juillet affichant son engagement politique social et communiste. Après les journées de juin, elle se retire en 1851 à Nohant, contrainte d'écrire pour le théâtre à cause d'embarras financiers.

Elle continue à mener une vie hors-norme et agitée. Elle se lie d'amitié notamment avec Flaubert et Théophile Gaultier, fréquente les frères Jules et Edmond Goncourt. Elle n'arrête pas d'écrire jusqu'à sa mort en 1876, à l'âge de 71 ans, à Nohant. Victor Hugo déclara le 8 juin 1876 : « Je pleure une morte, je salue une immortelle ! ».

vendredi, juillet 30 2010

De Profundis - article publié dans théâtrorama par Pierre-Julien Bouniol

lien vers le site : http://www.theatrorama.com/2010/07/de-profundis/

De profundis

Wilde en cage

« Le vice suprême est d’être superficiel, tout ce dont on prend conscience est bien », répète Oscar Wilde du fond de sa cellule, accablé par la douleur et la honte. Voilà qui campe une personnalité, un état d’esprit, celui du dandy irlandais enfermé pendant deux ans dans la prison de Reading, en Angleterre. En 1897, c’est depuis sa geôle qu’il écrit « De Profundis », une longue lettre adressée à son jeune amant Lord Alfred Douglas. Un discours plus qu’une lettre… Un cri parfois, une plainte souvent, il se déchaîne avec une tendresse paradoxale contre celui qu’il appelle « son ami », un manipulateur égocentrique imperméable à l’art. Il ose même l’interrogation mystique en se penchant sur la figure de Jésus Christ, cet « artiste », cet individualiste qui prenait les enfants pour modèle. Toute la douleur d’Oscar Wilde, être fantasque, génie littéraire de son temps, s’exprime ici dans une langue riche à la fois classique et provocante. Amputée de sa liberté de mouvement, l’écrivain attendra quatorze mois que le directeur de la prison lui accorde le droit de la retrouver sous sa plume, pour explorer ses profondeurs.

La juste partition de l’homme blessé
Christophe Truchi a adapté ce texte de deux cents pages pour nous en livrer la substance pendant une heure dix. Seul dans sa cellule dépouillée, éclairée à la chandelle, le comédien aidé de Marjolaine Humbert pour la mise en scène efface l’extravagant Wilde, l’homme du monde, pour camper la figure d’un artiste meurtri, enfermé depuis deux ans. Un homme transformé par l’humiliation, la solitude, exalté par ses réflexions et son mépris pour la vie matérielle. Christophe Truchi, jeune comédien de 25 ans, livre pour son premier festival d’Avignon une partition parfaite, toute en subtilité où l’exaltation du génie de Wilde se confronte à la souffrance de l’enfermement et des désillusions. La voix du comédien sert avec force et justesse les mots de l’écrivain. En ces premier jours de festival, le public est au rendez-vous… À juste titre.

DE PROFUNDIS - article publié dans avignews par Sophie Moulin

LE PITCH

Une nouvelle façon de découvrir Oscar Wilde, l'homme et l'auteur, à travers une longue lettre écrite depuis la prison de Reading en 1897 où il est enfermé pour "crime contre les bonnes moeurs". Une missive adressée à son jeune amant, Lord Alfred Douglas, alias "Bosie", à l'origine de cet enfermement d'ailleurs....

L'AVIS DU FESTIVALIER


Le comédien Christophe Truchi s'est donné la lourde charge d'interpréter un des génies littéraires anglais. Et on peut dire qu'il remplit sa mission avec maestria au vu des salves d'applaudissement qu'il reçoit à la fin de sa performance. Si on a un peu de mal à entrer dans le spectacle dans les premières minutes, ce n'est pas du fait du comédien, mais bien de la lettre en elle-même où Wilde veut expliquer les faits qui l'ont amenés dans cette geôle. Dans cette première partie en effet, il s'adresse directement à son ancien amant, lui reprochant son attitude passée et sa "trahison" qui l'ont mené derrière les barreaux, où il ne côtoie que tristesse et solitude. Déshonoré et ruiné, il ne lui reste que ses souvenirs. Une lettre comme un cri ; un cri de haine, de rancoeur, mais aussi d'amour pour celui à cause duquel il est arrivé en prison, mais pour lequel il a toujours des sentiments.
Vient ensuite la partie la plus intéressante, où le dandy évoque sa condition d'écrivain, son passé et sa jeunesse où il se laissait "aller à de longs moments d'une oisiveté stupide et voluptueuse (...) Las de planer sur les hauteurs, je plongeais délibérement dans les bas fonds, à la recherche de sensations nouvelles." Mais aussi son avenir, et ses projets d'écriture à sa sortie de prison. On retrouve là tout le talent de l'artiste, sa plume affûtée, sa vision de la vie et de son art, le tout mis en valeur par le comédien qui habite véritablement le personnage. 

jeudi, juin 24 2010

DOSSIER DE PRESSE AVIGNON - 2

DOSSIER DE PRESSE AVIGNON - 1